Aider la Tunisie
Le peuple tunisien vient de franchir un pas considérable. Il est désormais en charge de son destin. Il doit disposer de tous les moyens de réussir. La France, l’Europe, le monde démocratique doivent tout faire pour l’appuyer…
Le peuple tunisien vient de franchir un pas considérable. Il est désormais en charge de son destin. Il doit disposer de tous les moyens de réussir. La France, l’Europe, le monde démocratique doivent tout faire pour l’appuyer…
Ce qui se passe en Egypte, après ce qui s’est passé en Tunisie, nous renvoie à une très vieille question, que nous vivons depuis au moins la révolution hongroise de 1956 : les démocraties doivent-elles intervenir pour aider un peuple qui se bat contre une dictature ?
Quand on compare les discussions sur la dette publique en France avec celles qui se déroulent partout ailleurs en Europe, aux Etats-Unis ou Japon, on ne peut qu’être consterné : ici, à droite comme à gauche, le mot d’ordre est: « S’il vous plaît, ne parlons de rien qui fâche. Et pour cela, lançons quelques bons petits débats sans importance ».
Rien n’était plus attendu que la révolution de jasmin. Rien n’était moins prévisible que la date de son déclenchement.
Tout le monde sait, en effet, au moins depuis 20 ans, que la démocratie est en marche dans le monde entier. Non par le jeu du politique, mais par l’économie de marché.
L’épouvantable tragédie nigérienne (un très jeune homme fauché par hasard à l’orée du bonheur, avec un ami venu là pour partager avec lui ce moment) est d’abord une nouvelle occasion de s’interroger sur l’énigme de la condition humaine : que vaut la vie si elle peut se réduire à cela ?
A voir la façon dont 2011 commence, en Europe, on pourrait aisément broyer du noir : un chômage partout en croissance, même en Allemagne, où il est camouflé par des subventions et des statistiques trompeuses ; une crise de confiance sans précédent dans les institutions ; une présidence de l’Union confiée, sans que nul ne proteste, à un gouvernement qui bafoue ouvertement les libertés de la presse et des artistes…
Rien n’est plus stupéfiant, en apparence, que l’euphorie qui s’empare de tous les marchés boursiers en cette fin d’année. La plupart des analystes sont d’accord pour dire que la crise financière est finie, que les marchés financiers sont sous-évalués…
Après quelques 200 émissions, « Conversation d’Avenirs » s’arrête et l’occasion est là, exceptionnellement, de jeter un regard derrière et non devant : quels sujets ont suscité le plus de réactions ? Lesquels avons-nous préféré traiter ? Lesquels regretterons-nous de ne pas…
2010 restera, en Occident, comme l’année de l’autruche. En France, sur aucun sujet d’importance, aucun politique n’a pris de décision courageuse. Ceux qui gouvernent n’ont pas commencé à réduire sérieusement la dette publique, et elle ne cesse d’augmenter…