Il est un scénario très à la mode à Paris en ce moment: pourquoi reformer? La crise financière planétaire est presque finie ; le monde est à la fin d’un cycle économique ; la croissance va bientôt revenir partout et en particulier en Occident ; d’abord aux États-Unis puis en Europe…
Une petite devinette : dans quel pays les 1% les plus riches paient-ils 41% de l’impôt sur le revenu et les 5% les plus riches paient-ils plus de 65% ?
Il serait temps, en France, de se préparer au double choc à venir de la crise bancaire et de la crise des finances publiques. Il vient. Il sera là bientôt. Et personne ne réfléchit assez au scénario du pire ; comme s’il suffisait, pour le conjurer, de ne pas y penser.
Rien n’est plus stupéfiant, en apparence, que l’euphorie qui s’empare de tous les marchés boursiers en cette fin d’année. La plupart des analystes sont d’accord pour dire que la crise financière est finie, que les marchés financiers sont sous-évalués…
Les banques ont financé elles-même leur sauvetage en prêtant aux Etats qui se portaient à leur secours. Un système pernicieux et dangereux.
Pour avoir, depuis des mois, appelé a la mise en place d’une Agence européenne du Trésor, capable d’émettre des bons du Trésor européens, je ne peux que me réjouir de la formidable avancée que représente la décision de Bruxelles. L’Europe, et c’est heureux, a choisi de sortir par le haut. Les technocrates ont rempli leur vraie mission, qui est de rendre possible ce que souhaitent les politiques…
Comme les plus anciennes sociétés, les nôtres ont leurs mythes. Et parmi ces mythes, un des plus importants, même s’il est peu reconnu comme tel, est issu d’un genre cinématographique très particulier, le western, avant d’être repris dans le scénario d’un très grand nombre de films. Selon ce mythe, le héros frôle le pire jusqu’à l’arrivée d’un sauveur : la cavalerie, qui vient sauver la diligence…