Nationaliser l’Etat
Avant de menacer de nationaliser des entreprises privées, les hommes politiques devraient commencer par nationaliser l’Etat ; c’est à dire le mettre au service de la Nation et non de leurs ambitions politiciennes ou médiatiques…
Avant de menacer de nationaliser des entreprises privées, les hommes politiques devraient commencer par nationaliser l’Etat ; c’est à dire le mettre au service de la Nation et non de leurs ambitions politiciennes ou médiatiques…
Depuis très longtemps, en France, le pouvoir politique aime à demander des rapports. Plus exactement, il le fait depuis le début des années 1780, quand le nouveau monarque, qui devait connaitre un destin tragique, contraint par une crise alimentaire, économique et budgétaire majeure…
Over the past three years, Americans have succeeded in convincing us that the crisis was over except in Europe. And better, even, that Europe was the only one responsible for this, without acknowledging that the financial disturbances began with the excessive indebtedness of American households, and with the securitization of these loans…
Pendant que, à Paris, on se réunissait autour d’un principe de précaution trop souvent obscurantiste, pour discuter surtout de ce qu’il ne faut pas faire pour ne pas nuire à l’environnement, se rassemblait au Havre plus de mille personnes venues du monde entier pour écouter 100 entrepreneurs, syndicalistes, patrons d’ONG, de mutuelles, de syndicats et de grandes entreprises, venus expliquer ce qu’ils font pour l’améliorer.
Selon la métaphore bien connue, dont l’origine date sans doute des premiers tunnels ferroviaires, vers la fin du 19ème siècle, nous pourrions voir bientôt en Europe la lumière au bout du tunnel, car il serait possible, avec un peu d’optimisme, de penser que la crise de l’euro approche de sa résolution et qu’une solution durable sera bientôt mise en place.
La situation économique de la france est désormais claire : le pays est au bord d’une récession qui réduira les revenus fiscaux, et rendra très difficile le retour à 3% du déficit budgétaire à la fin de 2013.
Cette éternelle question, aussi ancienne que l’humanité, a trouvé à travers le temps des réponses changeantes.
D’une passionnante conférence, réunissant, sans autre but que d’échanger des idées, quelque-part aux Etats-Unis cette semaine, une trentaine de personnes d’une quinzaine de nationalités, je retiens quelques conclusions peut-être utiles à nos débats.
Comme les gouvernements précédents (sauf celui, très ancien, de Pierre Mauroy en 1981), l’actuel considère qu’il ne peut prononcer le mot rigueur, ni le laisser prononcer par aucun membre de sa majorité. Il y voit l’aveu coupable d’un désir de faire participer tous les Français à l’effort de redressement national.