Qui mérite d’être riche ?
Cette éternelle question, aussi ancienne que l’humanité, a trouvé à travers le temps des réponses changeantes.
Cette éternelle question, aussi ancienne que l’humanité, a trouvé à travers le temps des réponses changeantes.
D’une passionnante conférence, réunissant, sans autre but que d’échanger des idées, quelque-part aux Etats-Unis cette semaine, une trentaine de personnes d’une quinzaine de nationalités, je retiens quelques conclusions peut-être utiles à nos débats.
Comme les gouvernements précédents (sauf celui, très ancien, de Pierre Mauroy en 1981), l’actuel considère qu’il ne peut prononcer le mot rigueur, ni le laisser prononcer par aucun membre de sa majorité. Il y voit l’aveu coupable d’un désir de faire participer tous les Français à l’effort de redressement national.
Quand les revenus d’une personne, d’une famille, d’une entreprise, d’une association, d’une université, d’un hôpital, ou d’une collectivité publique stagnent ou baissent, la réaction naturelle de celui qui tient les cordons de la bourse est de refuser de réduire les dépenses, de chercher à tout faire pour augmenter ses revenus
Privé de l’aide européenne et internationale, l’Etat grec pourrait faire défaut avant fin juin. Le risque principal, aujourd’hui, se situe au niveau des banques grecques : le risque de bank run massif est chaque jour, plus important. Il précipiterait l’effondrement du système bancaire grec dans son ensemble, déjà vacillant.
Imaginez la scène : plusieurs alpinistes reliés par une même corde, élastique, épuisés par l’ascension très difficile d’un sommet jamais atteint, se disputent à mi-hauteur.
Au coeur de l’été, lorsque les cendres et les confettis électoraux seront retombés et auront été ramassés, le pays se trouvera dans une situation extrêmement périlleuse.
Prenons très au sérieux cette campagne de second tour. Remisons nos convictions premières et cherchons vraiment en quinze jours, qui peut le mieux éviter à la France le sort de la Grèce, qui attend, c’est presque certain, le Portugal et peut-être aussi l’Espagne.
Chacun sait, chacun répète, que la France doit réduire sa dette publique. Chacun sait, chacun répète, que la campagne ne porte pas sur ce sujet. Chacun sait, chacun répète, qu’aucune économie sérieuse n’est proposée par aucun candidat…