Le match Facebook contre Google
La bataille entre les deux géants du Net, qui vient de s’accélérer cette semaine, est révélatrice d’un très grand enjeu mondial.
La bataille entre les deux géants du Net, qui vient de s’accélérer cette semaine, est révélatrice d’un très grand enjeu mondial.
Pendant que les économies japonaises et européennes s’enlisent, alourdies par les problèmes de leurs dettes publiques, la croissance mondiale repart ; elle pourrait, si elle se maintenait au rythme qui s’annonce, leur apporter une solution inattendue.
Nous, Français, nous avons l’art de nous disputer sur les solutions à apporter à des problèmes ne dépendant pas de nous, ou sur des questions secondaires, pour mieux enfouir les choix stratégiques à notre portée, parce que nous ne voulons pas faire.
Quoi de commun entre John Galliano, les événements en Lybie et le nouvel ipad ? Une caméra vidéo, bien sûr.
La globalisation a provoqué un déséquilibre fondamental entre le modèle de gouvernance internationale établi à la fin de la seconde guerre mondiale et les marchés, libérés par la globalisation, et ayant acquis une capacité de nuisance économique totalement démesurée par rapport à celle des Etats…
L’Allemagne pourrait alors réaliser qu’il est suicidaire pour elle de se disputer pour savoir qui financera une dette publique, quand les marchés les attaquent toutes, et pour savoir qui vendra un train à Eurostar quand s’annonce la concurrence chinoise. Elle pourrait alors enfin réaliser que l’Europe doit mettre en commun des moyens budgétaires et se doter d’une politique industrielle…
Pour éviter la faillite en chaîne des pays de la zone euro, il faut créer d’urgence un Trésor européen qui aura la capacité financière de stopper net la spéculation.
Trois mots ; deux pays et un homme, résument ce que peut devenir le monde. Chacun d’eux incarnent une réalité locale d’aujourd’hui, qui peut devenir une dimension de l’avenir de la planète toute entière…
J’espère qu’on autorisera ici l’éditorialiste de l’Express à parler, pour une fois, un peu de lui: j’exerce plusieurs métiers a la fois, qui se nourrissent l’un l’autre. Économiste, banquier, dirigeant d’une institution internationale, chef d’orchestre amateur a mes heures; ces activités nourrissent ma réflexion d’écrivain et de journaliste.