Branle bas de combat

Paru dans L'Express | Publié dans Géopolitique - 27 mars 2011

Une fois de plus, un problème qu’on pensait local devient planétaire: vous avez aimé les subprimes californiens? Vous adorerez les déchets nucléaires japonais.

L’heure est très grave. Un scenario mettant en cause l’intégrité à moyen terme de l’humanité ne peut plus être exclu. Si les cuves ou les piscines stockant les combustibles irradiés des réacteurs de Fukushima cèdent sous l’effet de la chaleur, d’une explosion ou d’une réplique sismique, on verra se dégager, sous forme liquide ou gazeuse, dans la mer, dans l’air ou en sous sol, des quantités immenses de matériaux radioactifs. Et même, s’il s’agit de l’enceinte de confinement du troisième réacteur, des quantités considérables de plutonium. Avec, alors, des conséquences certaines sur la contamination d’une partie du Japon, devenant largement inhabitable ; et avec d’autres implications, moins certaines, sur la contamination de la planète entière.

Tout cela parce que les autorités nucléaires japonaises ont, pour des raisons de pure rentabilité financière, construit cette centrale où il ne fallait pas et refusé d’y mettre toutes les sécurités qu’on leur a proposées. Et parce, que depuis le début de la catastrophe, ces mêmes autorités ont accumulé erreurs sur erreurs dans la gestion des secours, laissant pendant des jours les réacteurs sans refroidissement, causant des dommages irréparables à ceux des systèmes de protection encore intacts. Et même, par un mélange d’orgueil et de goût du secret, refusant l’aide internationale et ne communiquant pas la réalité de ce qu’ils savaient sans doute, depuis le début, être une catastrophe méritant une mobilisation planétaire.

En agissant ainsi, ces autorités ont d’abord mis en danger le magnifique peuple japonais, qu’ils ont sous informé ; et en particulier des travailleurs, sous payés, employés à des tâches extrêmement dangereuses pour lesquelles ils n’étaient pas formés.

Désormais, pour ne pas avouer qu’ils ont menti, ces mêmes responsables refusent la coopération des spécialistes étrangers ; et c’est la planète toute entière qu’ils mettent en danger.

Il est ahurissant que la « communauté internationale », désormais (et c’est heureux) si prompte à réagir, à s’indigner à la moindre violation des droits de l’homme, reste, dans ce cas, totalement impavide : on demande poliment aux responsables japonais ce qu’ils font ; on n’insiste pas lorsqu’ils refusent notre aide ; on évacue, ce qui est sage, lorsqu’ils le souhaitent, nos propres ressortissants ; on fait des communiqués plus ou moins lénifiants. Pour ne pas paniquer les populations. Pour sauver l’industrie nucléaire. Pour dormir encore quelques jours tranquilles.

Tout cela est absurde. L’industrie nucléaire ne pourra être, éventuellement, sauvée que si cette catastrophe est enrayée au plus vite. Il faut donc d’urgence mettre en place un consortium mondial de toutes les compétences. Il faut que nos amis japonais acceptent au plus vite, sans se considérer comme offusqués ou humiliés par notre insistance, la venue sur place des meilleurs spécialistes mondiaux de la gestion de l’après accident. Ce qui sera, d’ailleurs, le seul moyen de savoir vraiment ce qui se passe vraiment à l’intérieur de cette centrale.

Sans attendre les conclusions de ces spécialistes, il faut aussi d’ores et déjà envoyer sur place, par avion, tous les hélicoptères, lances à incendie, robots, bétonneuses, qu’on pourra trouver pour organiser un confinement efficace de ces réacteurs et mettre fin à ce désastre. Il n’est plus temps de s’interroger sur le droit ou le devoir d ingérence. Mais d’agir.

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Consulter les commentaires (53)

  • mohizu le 27 mars 2011

    Il y a des manquements certains à la prudence dans les centrales Japonaises, mais l’emballement médiatique en France n’a rien à y voir.

    Quand on voit la vitesse avec laquelle le tsunami a été balayé de la une par la Libye…

    Un français au Japon

  • crochemore le 27 mars 2011

    Bonjour,

    Assurément question droit de l’homme ce qui se passe au japon est un désastre planétaire et de là : désastre humanitaire.
    Là, pour ce genre de problèmes, il devrait y avoir aussi un droit d’ingérence !!!!.
    A force de s’asseoir sur ce que les peuples voudraient et à force de n’en faire qu’à leur tête, nos élites mondiales (y compris française) nous mèneront au désastre. Ils devient urgent qu’elles ne se prennent plus pour des élites dans leur crâne …..

    Cordialement

  • MICALE PATRICK le 28 mars 2011

    Bonsoir,

    Effrayant ! Tant sur la catastrophe par elle-même, que par ce que laisse éclater l’inconséquence de nos dirigeants depuis des décénies.
    En 1995, vous avez écrit un ouvrage terrifiant : « Economie de l’Apocalypse ». A la suite de la chute du mur de Berlin, la question était de maîtriser le trafic et la prolifération nucléaires…le terrorisme nous guettait promettant un ou des crimes contre l’humanité.
    Nous étions loin d’imaginer que le Crime contre l’humanité viendrait des intérêts financiers des puissants de cette planète, en négligeant les impératifs de sécurité imposés par Dame nature.
    Combien de personnes comme moi sont moralement désabusées, psychologiquement épuisées, civiquement excédées ?
    La machine économique et toutes les dérives qu’elle provoque peut tout me prendre :
    Ma dignité, par le chômage
    Mon argent, par les banques
    Ma santé, par l’environnement

    Mais le père, que je suis, fera payer cher à ceux et ce qui toucheront à mes enfants…la seule réaction d’espoir d’avenir ?

    A moins que votre voix d’intellectuel mondialement reconnue soit entendue et montre la voie ?

    Rassurez-nous, dîtes-nous que les dirigeants du monde sont en alerte maximale.

    Merci de votre réponse.

    Cordialement

    Patrick MICALE

  • ;) le 28 mars 2011

    Enfin quelqu’un se pose les vraies questions sur la gestion de la situation au Japon et de leurs conséquences !

    Le risque de baisse de niveau d’eau des piscines et de rupture de refroidissement des réacteurs était une évidence.
    Pourquoi le Japon a t il attendu si longtemps que le risque devienne réalité et commencer à envisager des solutions potentielles?
    Ce risque se devait d’être anticipé pour mieux le maîtriser.

    Pourquoi la communauté internationale ne réagit pas et s’accomode de cette désinformation déguisée sur fond d’orgueil?
    Elle a la responsabilité et le devoir de tout mettre en oeuvre pour agir vite.

    Jacques Attali a raison : la mise en place d’un consortium mondial de toutes les compétences…
    …les prémices d’une prise de conscience pour un gouvernement mondial peut être

  • francaisaujapon le 28 mars 2011

    Je partage l’avis de mohizu, et arrêtez de prendre les japonais pour plus idiot qu’ils ne sont.
    Je ne doute pas de la conviction de monsieur Attali, et partage une partie de son message mais a moins qu’il ne soit devenu récemment un expert en nucléaire et japonologue, j’aimerais bien, quand il nous dit (voir ci-après), qu’il cite ses sources, des noms de personnes,etc. et des sources vérifiables.
    Il est facile de jouer sur la peur, surtout quand personnes ne peut contredire, combien de livre pourrait on écrire sur les absurdités dites ou écrites par les journalistes.sans parler de leur méconnaissance du japon

    « Si les cuves ou les piscines stockant les combustibles irradiés des réacteurs de Fukushima cèdent sous l’effet de la chaleur, d’une explosion ou d’une réplique sismique, on verra se dégager, sous forme liquide ou gazeuse, dans la mer, dans l’air ou en sous sol, des quantités immenses de matériaux radioactifs. »

    « ces mêmes autorités ont accumulé erreurs sur erreurs dans la gestion des secours, laissant pendant des jours les réacteurs sans refroidissement, causant des dommages irréparables …. » « et en particulier des travailleurs, sous payés, employés à des tâches extrêmement dangereuses pour lesquelles ils n’étaient pas formés. »

    Réponse de FrançaisAKyoto le

    Oui, des sources sur ces salariés sous-payés ?
    Les experts japonais ne sont pas capables de se demander « et si ça ne pas, il va se passer ça… » ?

    Je suis très déçu par cet article, vous jouez sur les peurs du genre Fox News ou The Sun. Cela dit, cela pourrait très bien se vendre en librairie.

  • marianne_kh le 28 mars 2011

    Enfin une parole sensée, merci Jacques. Cela fait plusieurs jours que je demande à mes amis (aussi sur Facebook, Twitter, etc.) pourquoi la communauté internationale n’intervient pas.
    Je ne reçois que des réponses fatalistes et sans réaction.
    Si la communauté internationale n’intervient pas, il y a « non assistance à humanité et planète en danger ».
    Allez, on se bouge et on devient responsable !

    Réponse de FrançaisauJapon le

    J’espère que vos amis sur Faebook et Twitter vont enfin se bouger maintenant.

    Réponse de marianne_kh le

    J’ai diffusé l’article partout et enfin des réactions.
    Espérons que ça bouge, oui.

    Réponse de FrançaisauJapon le

    Merci, vous nous sauvez !

  • Cursoux Gérald le 28 mars 2011

    Il est trop facile d’opposer le bon peuple à ses dirigeants méchants comme le fait JA. Dans un pays démocratique le peuple a les dirigeants qu’il se donne – et qu’il mérite.
    Si l’on peut faire mieux qu’eux… imposons-nous… sous l’égide l’armée US bien sûr. Mais pouvons-nous faire mieux qu’eux ?
    Il y a au départ une erreur de conception de cette centrale. Dure sera sa fin. On va dérouiller. Tous !

  • Daniel Ichbiah le 28 mars 2011

    Merci Monsieur Attali pour cette tribune et cet appel.
    Il faut impérativement susciter un référendum en France sur le nucléaire.
    Daniel

    Réponse de Nam le

    Il serait plus sure de sortir du nucléaire SANS référundum.

    Le problème d’un référundum, c’est qu’il risque d’être perdu pour des riasons de politique de bac à sable. D’autre part, l’Italie est sorti du nucléaire en 1987 suite à un referundum, ce qui n’empeche pas le president actuel de relancer le nucléaire et de ré-organiser un referundum. Donc c’est risqué et ce n’est pas une solution beton ad vitam eternam.

    La methode la plus sure est de faire comme en Autriche (1979) et en Allemagne (2002). Une décision politique de sortie du nucléaire, sans referundum.

    Je suis un electeur de droite mais je suis pret à voter pour les verts pour que cela se produise…

  • françois le 28 mars 2011

    Très déçu, j’espère juste que ce catastrophisme est du à une mauvaise connaissance du nucléaire et non à une volonté de sensationnel.
    Le risque économique est certes important mais celui nucléaire est de toutes les façons inférieure à Hiroshima ou Nagasaki, même si c’est déjà trop.

    Ensuite, pour nos amis antinucléaire, la meilleur façon d’être crédible c’est de fournir une solution alternative car n’en déplaise ou utopistes c’est : ou charbon / pétrole / gaz etc… ou nucléaire, je n’aborderais même pas le cas des éoliennes et panneaux solaires dont le coût carbone est supérieur à celui du charbon.

    Réponse de Daniel Ichbiah le

    françois,

    Le coût n’est pas seulement une question économique. C’est aussi un coût environnemental : combien de poissons, combien d’espèces vont être impactées par cette erreur humaine. Sans parler de l’eau, des familles…
    De toute façon, la question n’est pas d’être anti-nucléaire ou non. C’est : peut-on laisser le peuple français choisir sur la question ? Est-ce qu’une population peut avoir le droit de dire si elle veut ou non de cette énergie ?

    Réponse de françois le

    Je n’ai pas sous estimé le coût écologique, je dis juste que parler de catastrophe mondiale et d’ « Un scenario mettant en cause l’intégrité à moyen terme de l’humanité » c’est bien trop excessif.
    D’accord faisons un référendum, les français demandent l’arrêt du nucléaire, on coupe les centrales et après? C’est du démagogisme, et puis ensuite un référendum sur la suppression du budget militaire? Et pourquoi pas sur la peine de mort?
    Le reproche que je fais est en réalité unique, que ce soit le référendum ou la logique antinucléaire, pour parler d’un sujet il faut le maîtriser un minimum et pas seulement d’un point de vue technique mais dans sa complexité avec ses causes et ses conséquences sur le long terme.
    Imaginons que nous arrêtions nos centrales, ne risquerions nous pas de voir un mouvement, semblable à celui allemand, visant à se procurer l’électricité ailleurs, par exemple en Ex URSS, et donc de voir les centrales les plus dangereuses être de plus en plus sollicitées et de plus en plus nombreuses?
    De plus la proposition vise aussi ITER donc couper les recherches sur l’énergie dont le rapport écologie / production est le plus rentable!!!

    Par contre si on parle de nationaliser (à nouveau) l’énergie, de remettre l’état au centre de la gestion, d’organiser des visites libres par des organismes indépendants, voir une surveillance de l’AIEA, de financer la réalisation de nouveaux modèles moins dangereux, quitte à augmenter les tarifs, là je serais d’accord à 200%.

    Réponse de Corinne le

    « Pour parler d’un sujet, il faut le maîtriser. » dites-vous. Alors d’où sortez-vous que les éoliennes et les panneaux solaires ont un coût carbone supérieur au charbon???
    C’est justement ce que les pro-nucléaires veulent nous faire croire.
    Il faut c’est certain augmenter les tarifs et réduire notre consommation.
    Plusieurs villages en Allemagne sont grâce aux éoliennes, au solaire et à la biomasse totalemet autonomes, ils produisent même 5 fois plus d’électricité que ce qu’ils consomment.

    Réponse de françois le

    Je pense justement être bien informé. les vendeurs d’éoliennes ou de panneaux solaires déforment les chiffres.

    Je ne parlerais que des éoliennes de pleine mer qui sont les plus productives:

    -La production électrique de l’éolienne est entre 15% et 30% de sa puissance totale, hors c’est la tranche haute qui est appliquée aux estimations de parc.
    De plus la production est condamnée à baisser du fait de l’obsolescence du matériel.
    -Le coût carbone est calculé en prenant en compte le recyclage, ce qui est une imposture car le CO2 aura de toutes les façons était rejeté, de plus, si quelqu’un veut bien rachèter de l’acier « salé », il faudra une dépense énergétique pour son réemploi.
    -Les coûts d’entretien sont estimés en prenant en compte l’évolution technique, hors une nouveauté technique nécessite le plus souvent une nouvelle génération…

    Enfin ils ne parlent pas des conséquences sur le réseau électrique:
    -La compensation des baisses de production éolienne ne peut venir du nucléaire du fait des temps de monté en puissance des réacteurs, elle vient donc ou de l’hydraulique ou du thermique, cependant l’hydraulique compense le nucléaire ce qui laisse l’utilisation des bonnes vielles centrales thermiques…
    -Comme on ne sait pas stocker l’électricité on en « conserve » une certaine quantité en la faisant circuler, cette circulation doit compenser les chutes rapides de production le temps que les centrales thermiques ou hydrauliques prennent le relai, ceci afin d’éviter un effondrement du réseau, en effet en cas de manque sur un secteur celui-ci va tenter de récupérer de la puissance sur un autre ci celui-ci n’en a pas assez il fera de même etc… Sans renter dans les détails les variations de production de l’éolien fragilise ce système en augmentant la part de variation à compenser, ce qui au-delà de 15% devient un vrai casse tête (pour info cf black-out en Italie)

    Enfin même avec ces approximations le bilan carbone est largement en faveur du nucléaire. La vrai justification du choix renouvelable est l’augmentation des prix des énergies fossiles!!!

    Je ne connais pas ces villages allemand mais le fait d’être indépendant en énergie ne rend pas cette énergie plus écologique d’un point de vue bilan carbone.
    De même les travaux nécessaires à l’isolation ne sont pas neutres et peuvent finalement être plus polluants que la consommation de chauffage.

    Il faut être très humble dans un domaine où il n’y a pas de solutions miracles et qui n’en est qu’à ses débuts.
    La meilleur solution c’est déjà de réduire notre consommation en électricité, gaz et eau, si tout le monde mettait un pull avant de monter le chauffage, si on ne laissait pas couler l’eau, si on utilisait la bouilloire électrique pour chauffer l’eau des pâtes et du riz et que l’on gardait cette eau pour la soupe, prendre les transports en commun et ne pas acheter de seconde voiture etc…
    Comme vous l’avez compris j’attends beaucoup d’ITER, mais je crois aussi à l’évolution des panneaux solaires en productivité, cependant sur le cours terme le pragmatisme me pousse vers le nucléaire…

    Réponse de Nam le

    Charpak lui même est contre le projet ITER: il dit que c’est un gouffre financier qui empechera pleins d’autres projets de recherche, pour un résultat aléatoire.

    Réponse de Nam le

    Pour repondre à la question, il faut pour sortir du nucléaire:

    1) Detruire les epaves energétiques et isoler massivement les logements, afin de reduire la consomation,

    2) Importer du gaz et du petrole en attendant de mettre au point les energies renouvelables (vu que le risque nucléaire et superieur au risque climatique),

    3) Faire bosser ts les ingenieurs qui s’emmerdent actuellement dans un bureau d’une quelconque entreprise du CAC40 sur ces sujets d’avenirs, afin de trouver des solutions techniques,

    4) Construire massivement des bassins de stockage d’eau afin de stocker l’energie electrique produite en energie potentielle (utilisable à la demande).

    Réponse de françois le

    « Charpak lui même est contre le projet ITER »

    Et Einstein ne croyait pas en la physique quantique…

    Réponse de Buddy S. le

    « Et Einstein ne croyait pas en la physique quantique… »

    Si, il y « croyait », car découlant de la Relativité Générale, il aurait été stupide d’en nier l’évidence. En revanche, il refusait d’admettre son caractère aléatoire et prétendait qu’un mécanisme sous-jacent restait à découvrir, mécanisme qui l’affranchirait des seules probabilités et la rendrait compatible avec la notion de déterminisme qu’il ne pouvait se résoudre à abandonner : « Dieu ne joue pas aux dés »…

    Réponse de françois le

    @Buddy S

    D’accord j’ai pris un raccourci et je m’en excuse, vous avez raison de remettre les choses au point l’exemple aurait pu être meilleur, mais mon argument sous-jacent reste le même :)

    Réponse de Buddy S. le

    @ François

    Votre argument était valable, certes.
    Toutefois, la problématique du nucléaire – comme seule option viable à l’heure actuelle pour subvenir à notre besoin énergétique croissant – pourrait être résolue, pourvu que l’on veuille bien se détourner de l’utopie que représente la croissance économique perpétuelle : les investisseurs veulent du rendement, il faut donc produire toujours plus, pour vendre toujours plus.
    Le fondement de notre économie de marché est déjà une aberration en soi sur une planète aux ressources par définition limitées. Que ferons-nous le jour ou les matières premières non-recyclables viendront à manquer ? Par quelle pirouette les banques mondiales se transformeront en alchimistes pour voler à notre secours et changer la merde en uranium ?
    Les conséquences de notre fuite en avant étant bien visibles, penchons-nous un instant sur les causes de ce désastre annoncé.
    J’attends que l’on m’explique la réelle valeur ajoutée d’une entreprise comme L’Oréal, par exemple. Tout cet argent, ces cerveaux, ces matières premières et cette ENERGIE monopolisés pour créer et diffuser une quantité invraisemblable de produits totalement inutiles. Tout le monde le sait : aucune crème n’est efficace contre la cellulite ; aucune laque pour les cheveux ni aucun rouge-à-lèvres n’a jamais rendu désirable un épouvantail ; inversement, une jolie fille n’a besoin d’aucun artifice pour séduire. Que l’on me cite un produit, un seul, fabriqué par cette machine à générer des dividendes qui soit réellement utile à notre bien-être, à notre santé ou à notre sécurité. Voilà donc des centaines de milliards dépensés dans du mensonge et du néant. Je pourrais ainsi dresser une longue liste d’entreprises qui nous vendent un tas de choses parfaitement inutiles et qui, du même coup, ne nous rendent pas plus HEUREUX. Si l’on prenait le temps de se poser la question de ce qui nous est réellement indispensable, nous pourrions sans doute réduire de trois-quarts nos dépenses (ou les consacrer à des activités enrichissantes pour l’esprit et bénéfiques à notre santé) et ainsi, progressivement, forcer cette machine inhumaine à faire marche arrière.
    Cela provoquera certainement une augmentation temporaire du nombre de chômeurs (juste le temps de reclasser tout ces petits crétins du marketing et de la pub…) et, pour certains, rouler en scooter sera sans doute moins valorisant que de se pavaner en Porsche Cayenne. Mais on ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs. C’est en tout cas la seule manière de limiter drastiquement nos dépenses énergétiques et sortir ainsi au plus vite du nucléaire, avant que celui-ci ne nous renvoie d’un seul coup à l’âge des cavernes… ou à la morgue. Car, mon cher François, en esprit porté vers la mécanique quantique, vous n’ignorez pas que lorsqu’un évènement à ne fut-ce qu’une seule chance de se produire, tôt ou tard il se produit. Et, comme avec le nucléaire, le risque zéro n’existe pas…

    Réponse de françois le

    Je ne partage pas votre point de vue sur « la décroissance ». Ni sur l’idée de « décréter » la fin de tel ou tel production, même si je les trouve tout aussi inutile. Comme il existe déjà une taxation des produits en fonction de leur utilité, la TVA, je considère qu’une taxation sur le caractère polluant est la meilleur solution, il faudrait intégrer la TVA dans l’assiette ce qui aurait un effet multiplicateur vis à vis des produits de luxe.
    Pour la Physique Quantique vous oubliez juste de préciser que cette probabilité que tout arrive concerne des durées de temps plus que géologique.
    Pour le nucléaire je me suis déjà exprimé.

    Cordialement

    Réponse de Buddy S. le

    Il est certain que la reconstruction spontanée d’un verre à partir de ses éclats éparpillés au sol est un spectacle qu’aucun être vivant sur terre n’a eu ou n’aura jamais la chance d’observer un jour. L’Univers tout entier sera probablement refroidi bien avant que cela ne se produise. Quoiqu’il en soit, il s’agissait là d’une boutade, et vous l’avez certainement compris.
    Par contre, la probabilité qu’une centrale atomique ne parte en sucette durant les dix prochaines années est nettement plus élevée, n’est-ce-pas ?

    Pour ce qui est de l’idée de « décréter » l’arrêt de telle ou telle production, je ne pense pas qu’un quelconque « décret » soit nécessaire ; le bon sens commun devrait suffire : ne plus acheter impliquera ne plus produire. Simple et efficace.
    Quant à une taxe (une de plus), cela ne servira à rien, tant que la publicité parviendra à persuader les foules que l’iPad est l’objet qu’il faut absolument avoir pour exister. Les pauvres moutons que nous sommes se sacrifieront encore d’avantage pour en posséder un, voilà tout.
    Terminons par la « décroissance ». Si vous ne partagez pas mon point de vue, expliquez-moi donc de quelle manière allons-nous poursuivre notre sacrosainte croissance une fois toutes nos ressources épuisées ? Essayez déjà d’imaginer ce que nous deviendrons lorsque nous auront brûlé seulement tout notre pétrole. Car s’il faut bien parler ici de temps géologiques pour sa formation, aucune des prévisions les plus optimistes n’excède une centaine d’années, voire deux, en ce qui concerne les réserves encore disponibles. Et je doute fort que, d’ici-là, l’on soit parvenu à dépasser la vitesse imposée par la lumière (on en revient à ce brave Albert) afin d’aller en chercher sur une autre planète…

    Sincèrement

  • Damien le 28 mars 2011

    J’ACCUSE
    L’association que je préside est fortement inquiète sur les retombées
    environnementales de l’activité du centre d’expérimentation nucléaire de Pontfaverger-Moronvilliers, Champagne Ardennes
    géré par le Commissariat à l’énergie Atomique. Même les élus n’ont jamais été informés sur les rejets dans l’air et dans le sol dus à un demi-siècle d’exploitation de
    ce centre.
    Certes le manque de clarté lors de la 1ère réunion « d’information », à Pontfaverger Moronvilliers,
    organisée par le CEA après 50 ans d’existence a pu semer le doute dans les esprits, entre la
    radioactivité naturelle telle que peut en contenir l’eau d’Evian ou la mer (10 becquerel/kg, source CEA
    Marcoule) et celle de l’uranium naturel (50 millions de becquerels/kg) utilisé sur le centre lors des tirs
    aériens et souterrains (Propos recueillis lors de la conférence du 7 décembre 2007).
    Par exemple : le petit morceau d’uranium retrouvé par un cultivateur au détour d’un chemin, il
    y a environ 20 ans, présentait un grave danger pour lui et ses proches car le débit de dose au contact
    pouvait être supérieur à 2 mSv/h, soit un dépassement des limites de dose à la peau en 25 heures ou
    4 minutes par jour / 365 jours. Quelle maladie aurait développé toute cette famille si cet objet curieux
    avait orné leur cheminée pendant des années.
    Les experts du CEA ne semblaient pas connaître la fin des tirs aériens avec précision :
    1990/95. Or, si vous allez sur le site, http://www.adepr.com/, vous pourrez voir une explosion qui date
    d’après la construction de Airix, soit après l’an 2000. Ce manque de précision pour des scientifiques
    est inquiétant !!!
    Après mon affirmation qu’ils continuaient à faire des tirs non confinés en cuve, ils ont
    reconnue que certains tirs étaient confinés par un système de pulvérisation d’eau. Vous pourrez
    apprécier le haut degré de protection pour la population.
    Le médecin présent nous a affirmé que le personnel en sous-traitance avait le même degré de
    protection que le personnel du CEA. Pierre Messmer, Premier ministre, avait affirmé le contraire lors
    d’une émission sur France 2. Vous connaissez des personnes en retraite qui ont travaillé en soustraitance
    sur ce site : demandez-leur s’ils ont eu connaissance des risques professionnels ? Quelles
    protections individuelles étaient mises à leurs dispositions ? Dans quelles condition ils nettoyaient les
    dalles de tirs après explosion ou le cendrier du brûloir avec des produits utilisés tel que du béryllium,
    l’uranium, du deutérium et sûrement du plutonium … Si un seul jour, ils ont eu un dosimètre sur eux
    pour connaître la radioactivité absorbée, maintenant qu’ils sont en retraite, ont-ils un suivi médical
    particulier ? On est bien loin des propos rassurants du 7 décembre.
    Comme je l’ai rappelé lors de la prise de parole à la conférence (écourté par le départ
    prématuré du préfet) : « Dès 1960, lors des premiers tir atomiques en Algérie, le CEA a exposé des
    militaires à quelques km du point zéro sans aucune précaution. En Polynésie française, les îles à
    proximité n’étaient pas évacuées alors que l’on sait aujourd’hui qu’il y a eu des retombées
    radiologiques dépassant les normes. La France a mis récemment en place un suivi sanitaire pour la
    population qui présente un taux de cancer anormalement élevé. Comment aujourd’hui pouvons nous
    cautionner, sans aucun contrôle extérieur, les essais nucléaires à quelques pas de chez nous ?
    Nous avons appris que nos villages ont été survolés par un nuage radioactif car une petite
    quantité de tritium, quelques grammes (7 400 milliards de Becquerels, selon la revue Damoclés) ont
    été pulvérisés volontairement sur le site. Bien sûr, cela n’a pas eu de conséquences sur la population
    car il n’y a jamais eu de suivi épidémiologique et pourtant les médecins sont très inquiets du nombre
    de pathologie pouvant relever de maladies radio induites. A noter que le tritium est absorbé par les
    végétaux tels que salades, betteraves, blé… et que ce produit est cancérigène.
    En tant que président de la communauté de commune, vous devez savoir que :
    - Le site officiel Basol du ministère de l’environnent et du développement durable indique
    que la site présente un taux anormal de radioactivité dans les nappes phréatiques.
    - Doit-on être rassuré quand on sait que la Drire qui dépend du ministère de l’industrie a été
    dessaisi du dossier (fin 2006). La pollution semble logique quand on sait que tous les déchets produits
    par le site pendant les trente premières années ont été enfouis, à même la terre sans aucune
    précaution, au lieu dit « la Fosse des Maréchaux », point culminant sur un rayon d’une dizaine de km
    et le départ de plusieurs rivières souterraines telle que la Noue des Vins qui alimente Pontfaverger en
    eau potable.
    - Certains des 200 tirs souterrains ont été faits à très grande profondeur, ce centre
    expérimentant des essais. Certains ont dû diffuser des matières radioactives qui doivent encore
    baigner dans l’eau au fond de ses forages.
    - Le CEA a organisé des réunions avec l’association foncière de Beine pour demander à être
    raccordé sur le réseau d’eau potable de Berru via Beine.
    - Le taux de radioactivité de l’eau de certains puits sur le site (source ministère de la
    défense) est 50 fois plus important que la normale. Si le taux continue à augmenter (pour quelle
    raison il se stabiliserait ou décroîtrait ?) et est multiplié seulement par 1,5 alors l’eau potable ne le sera
    plus. Quelles seraient alors les conséquences sur la population, l’agriculture, la viticulture ?
    L’autorité de sécurité nucléaire qui contrôle tous les sites nucléaires de France et qui
    communique ses rapports d’expertise sur Internet, n’a pas compétence pour le centre
    d’expérimentation nucléaire de Pontfaverger Moronvilliers. Le CEA a son propre organisme de
    contrôle et donc on peut émettre une certaine réserve sur ses propres résultats qu’il communique
    avec parcimonie.
    Selon mes recherches, seul ce centre du CEA en France n’a pas de Commission Locale
    d’Information. Il ne paye aucune taxe et ne travaille directement avec aucune entreprise de la
    Communauté de communes que vous présidez, bref on ne peut surtout pas dire que les retombées
    économiques font vivre les habitants et participent au rayonnement des communes environnantes…
    Même les dons du Téléthon ne sont pas reversé au village organisateur.
    Ce bulletin d’information prenant position pour des faits qui inquiètent une grande partie de la
    population demanderait une prise de position de votre part afin de ne pas laisser le doute s’installer
    dans les esprits.
    L’association de défense de l’environnement de Pontfaverger et de sa région vous demande
    de prendre position sur le financement de l’enquête afin que la Commission Indépendante
    d’Information sur la radioactivité (CRIIrad) puisse effectuer un bilan complet dû à l’activité du centre
    d’expérimentation nucléaire sur l’environnement(air, terre, eau).
    Damien Girard

  • Nicolas le 28 mars 2011

    Ben ouiiiiii! même moi qui n’y connaît rien, je me suis demandé pourquoi on n’envoyait pas derechef une Giga-bétonneuse et ces supers robots capables maintenant d’imiter les mimiques humaines… c’est vraiment hallucinant! c’est vrai qu’on est tellement habitué à ce que la cavalerie arrive à la fin…

  • Elisabeth Ruis le 29 mars 2011

    Trop fastoche, quelle hypocrisie à la French !

  • Hashtable » Combien coûte un Attali écolo ? le 29 mars 2011

    [...] qui pense nous propose ses réflexions sur le nucléaire japonais, et, je dois le dire, c’est assez gratiné. C’est un billet à la fois court et consternant que nous propose le père Jacques. Cette [...]

  • Vlad le 29 mars 2011

    Ne paniquez pas Jacques, respirez, une, deux…Relâchez…

  • Schlolldu le 29 mars 2011

    Pas si nuls que ça les Ruskofs Communistes à Tchernobyl, hein ?
    Ils y sont arrivés là où les Japonais ultra sophistiqués pataugent avec leurs écrans à cristaux liquides.

    Simplement parce qu’à un moment, il faut un vrai pouvoir décisionnel, là où les Japonais laissent faire une entreprise privée certes très compétente pour ramasser les bénéfices mais pour le reste ?

    Mais quels benêts sommes nous, ignorants préhistoriques : puisqu’on vous dit que l’entreprise privée c’est l’assurance d’une vie meilleure, non mais.

    On va voir dans 1 mois, la vie meilleure offerte par TEPCO.

  • Tibo le 29 mars 2011

    Article pathétique.
    Continuez à jouer sur les peurs avec des mensonges et à balancer vos habituelles solutions étatistes et votre gouvernance mondiale à chaque fois que c’est possible. Donc comme ça vous êtes japonologue et anti-nucléaire maintenant? Et il y a deux mois vous étiez expert en anti-benalisme? Soyons sérieux et laissez parler les scientifiques! Pendant ce temps-là les japonais bossent à la question, arrêtons de donner des leçons, pour l’instant la centrale est sous contrôle, il y aura des dégats c’est certain, mais très limité, on n’atteind pas le millième de ce qui s’est passé à Tchernobyl, une chose pareille arrive en France j’aimerai voir la comparaison.

    Réponse de Schlolldu le

    En tant que citoyen, Mr Attali comme vous ou moi avons toute compétence pour évaluer si ce qui est fait ici ou là est bien ou pas, tous les droits de le dire, l’écrire et d’en revendiquer les actions. Ca ne vous plait peut être pas, mais c’est ainsi. Et oui, cela s’appelle la Démocratie. C’est embêtant, hein ces ignares qui se mêlent des choses sérieuses qu’ils ne comprennent sûrement pas. Pour un peu, ce serait pas bien que seuls « les experts » aient le droit de vote ? Ah là là, quelle plaie le suffrage universel, quel bon temps quand on choisissait les doctes personnes seules aptes à savoir ce qui est bon pour le peuple …

    Vous appelez cela une centrale sous contrôle ? C’est quoi, quand c’est plus sous contrôle ?

    « Le gouvernement japonais en « alerte maximum » à Fukushima

    Le Point.fr – Publié le 29/03/2011 à 15:10

    La crainte d’une catastrophe écologique majeure augmente au Japon après la découverte de plutonium dans le sol et de radioactivité dans l’eau de mer. »

    Dites donc, faudrait pas interdire Le Point non plus, tant qu’on y est ?

  • Xavier le 29 mars 2011

    Monsieur Attali,

    Je ne connais pas les Japonnais pour juger et séparer le « flegme » affiché par la population et l’attitude du gouvernement dans cette crise.

    Ce qui est évident, c’est le manque de professionnalisme des « spécialistes ».

    Nous avons écouté avec attention ces spécialistes nous expliquer au début de la crise, que les ingénieurs japonais avaient surévalué les risques avant la construction de cette centrale, mais que personne ne pouvait s’attendre à un tsunami d’une telle ampleur.
    Ces mêmes spécialistes nous expliquent aujourd’hui que les Japonais connaissaient les risques, mais n’ont pas fait le nécessaire.

    Vous parlez de consortium, mais ces gens manquent d’expérience et d’objectivité.

    Tout au long de cette crise nous avons eu l’occasion de lire leur incapcité à prédire la suite des évènnements, et chaque jour le scénario est différent.

    C’est heureux pour le gouvernement Français qui en profite pour placer ses EPR 3ème génération soit disant sans risque. Il serait intéressant d’avoir l’avis de nos amis Finlandais sur le sujet…

    Il est certain que les pays du monde entier doivent mettre tout en oeuvre pour stoper cette « hémorragie radioactive » au plus vite, car personne aujourd’hui ne connait les effets de cette catastrophe.

    Aujourd’hui nous parlons d’évaluation des risques, de prévoir l’imprévisible…

    Traduction dans le Larousse : IMPRÉVISIBLE adj, Qui ne peut être prévu.

    Un Tsunami de 523m a déferlé dans la baie de Lituya en Alaska en 1958. Quelle hauteur ferait le tsunami potentiel avec l’ile de La Palma aux Canaries ?

    Il semble que le tremblement de terre le plus fort enregistré soit celui du Chili avec 9,5 de magnitude, mais quelle est la puissance maximale d’un seisme ?

    Concernant le nucléaire je pense que le choix n’appartient plus aux spécialistes mais à la « raison collective ». Et la France n’aura sans doute pas le choix dans un Monde en pleine évolution…

    Bien des épreuves nous attendent il n’est pas nécessaire d’en rajouter.

    Mes pensées vont au peuple Japonais.

  • plagiste le 29 mars 2011

    « L’industrie nucléaire ne pourra être, éventuellement, sauvée que si cette catastrophe est enrayée au plus vite. »
    ça c’est de la diplomatie très habile, je dirais même que c’est de la psychologie.

  • Hervé le 29 mars 2011

    M. Attali,
    Vous aviez à une époque alerté l’opinion publique sur les dangers du plutonium et les risques de son détournement pour fabriquer une « bombe sale ».

    A la lumière de derniers évènements, que pensez-vous de son utilisation comme combustible (au travers du mox) ?

  • isabelle le 29 mars 2011

    l’alerte donnée par J. Attali fait écho … parce qu’enfin, ces derniers jours nous, les novices du nucléaire, avons compris comment il fonctionne… mais surtout, sa fragilité; En effet, ça ne semble pas si compliqué scientifiquement d’installer du nucléaire pour faire de l’énergie … mais cette énergie est bien plus puissante que la nature et que l’homme, justement. Economiquement, c’est dur à avaler, quand on voit nos comportements mais aussi nos factures. Et si on l’avait su… nos comportements ne seraient pas devenus ce qu’ils sont (tous les appareils en veille, lumière maxi, air conditionné… un confort bien expérimental non? à l’échelle de la planète et de plusieurs générations- et justement, les suivantes sont NOS ENFANTS ET NOS PETITS ENFANTS.
    de quoi réfléchir

  • Michel le 30 mars 2011

    LES DERNIERS JOURS DE POMPEI
    JA est un humaniste. Beaucoup d’humanistes ces jours-ci se contentent de faire preuve de compassion intellectuelle pour nos frères japonais. JA ne peut s’y résoudre ; il sait que l’angoisse des conséquences planétaires de KUKUSHIMA n’est soluble que dans l’action.
    Puisse son appel être compris et suivi sans état d’âme et de façon massive !
    Chaque français se trouve à moins de 300 kms d’un réacteur nucléaire. Chacun de nous est donc la victime potentielle d’un enchainement d’occurences improbables ; pourtant, comme à Pompéï la veille de la catastrophe et alors que grondait le Vésuve, personne – ou si peu – ne bouge !
    N’est-ce pas parce que nous acceptons collectivement le « risque nucléaire » – quel qu’en soit le prix – que nous ne sommes pas massivement mobilisés ?

  • Cursoux Gérald le 31 mars 2011

    Les Japonais ont perdu la face : ils demandent l’aide d’AREVA !

  • géante le 31 mars 2011

    La plus grande catastrophe..de l’Express est sûrement ce billet.
    Comment un rédacteur en chef a-t-il pu laisser passer des telles idioties?
    - des subprimes californiennes??
    - la Terre en danger?
    - des japonais idiots?

    Réponse de Schlolldu le

    Pour les subprimes j’en sais rien, mais ne pas voir que la Terre est en danger c’est vivre sur une autre planète et japonais ne rime pas forcément avec intelligent, la gestion des problèmes avec cette centrale ayant été depuis le début calamiteuse.

    Il ne suffit pas de dire que c’est idiot pour avoir raison.

  • Laogorus le 31 mars 2011

    Bon …
    Cher Jacques, tu paniques, comme d’hab.
    C’est dans ta nature.
    Tu as raison sur ta conclusion.
    C’est le principal en effet.

    Sauf sur le devoir d’ingérence, surtout au Japon qui est un pays très civilisé et qui participe complètement à la mondialisation. Les aider OUI, cent fois oui … mais leur montrer comment s’y prendre, c’est à eux de décider. Et tu sais aussi bien que moi qu’ils sont friands de BONS conseil.

    PS : ceci n’est qu’une première intervention

  • Emma le 31 mars 2011

    Désastre ? l ‘être humain est un désastre … il grignote la branche qui le nourrit, l’abrite, lui offre sécurité et vie …
    combien de temps faut il à « l’ingérence » , au bon sens tout simplement pour s’instaurer ?
    nous voilà tous concernés dans un silence sur l’ampleur de ce « désastre » consternant …
    nous voilà tous dans le couloir de la mort … la fleur au bec …
    après le Golfe du Mexique qui se meurt en « sous marin » …l’irradiation du Pacifique …jolies fins silencieuses
    une force irrémédiable et tranquille

    Réponse de Buddy S. le

    Emma, mon amour, viens avec moi sur la lune, contempler d’en haut la mort de ce monde auquel nous n’avons jamais vraiment appartenu…

  • ltalpha le 31 mars 2011

    De plus d’être un économiste de second ordre (ref. interdiction du tabac) Notre M.Attali lance des propositions déjà en vigueur.

    Je conseils à notre homme de citer ses sources avant de se ridiculiser une fois de plus. (ref. interdiction tabac)

    Ex: « Un scenario mettant en cause l’intégrité à moyen terme de l’humanité ne peut plus être exclu. » données scientifiques? comparaison historique?

    Opportunisme quand tu nous tiens!!!!

  • Cursoux Gérald le 1 avril 2011

    Risques majeurs, crises permanantes… mais c’est la routine !
    Comment croire que l’on va vivre en pères peinards en étant 7 milliards d’individus (en comptant les femmes) avec un produit brut mondial annuel de l’ordre de 50.000 md & ?
    Nous sommes en état permanent de catastrophe majeure !
    Et ce d’autent que de 7 on va passe à 15 (et + si affinités), en produisant 4 fois plus.
    Pendant la cata, souriez, vous êtes filmés !

  • Pierre Sarton du Jonchay le 1 avril 2011

    Politique, finance et techniques sont bien liées dans une même civilisation terrestre : Fukushima, symptôme d’agonie, débordement de complexité .

    Réponse de Pierre Sarton du Jonchay le

    « Fukushima, symptôme d’agonie, débordement de complexité » est le titre de mon billet sur le Blog de Paul Jorion qui fait écho à Jacques Attali et aux intéressants commentaires qu’il suscite.

    Réponse de Cursoux Gérald le

    Oui bien sûr. Il faut rajouter « démographie ». Le couple démographie-techniques (technique dans son sens le plus large) est le problème ! Que celui qui a une solution lève le doigt…

  • kim le 1 avril 2011

    Les succession d’erreurs est en effet étonnante et incompréhensible.
    Il serait temps, comme suggéré dans l’article que tous les pays « compétents » dans l’industrie nucléaire s’imposent sur le site de cette centrale avant qu’il ne soit trop tard.

  • praoutine le 2 avril 2011

    Ma maman, de 75 ans, lit l’Express

    Elle est tombée sur le commentaire, ci-dessus, qu’elle m’a lut scrupuleusement en me disant..ça me fait penser à toi..

    Cette vision que j’ai depuis des années, rejoint votre vision

    Que faut il faire? vivre de façon insouciante?

    Je ne suis qu’un humain parmis les autres, et je me trouve ridicule de me poser des questions que personne ne se pose..sauf vous

    Cependant: je vois la proche échéance

    Il me semble que vous doutez, comme moi, de la capacité actuelle à résoudre les problèmes

    Alors dois je vivre, en occultant,ou me poser les questions que vous vous posez?

    Avec toute mon admiration pour votre franchise et ce que vous apportez

    Michel

  • an21 le 15 avril 2011

    Au summum de l’imposture : le mensonge nucléaire

    « Face à un séisme sans précédent, suivi d’un tsunami dévastateur, le Japon est confronté à ses pires souvenirs et renoue bien malgré lui avec ses cauchemars nucléaires d’antan : après les explosions nucléaires de Hiroshima et Nagasaki, celles de Fukushima…

    Au-delà du drame japonais dont personne ne peut imaginer les conséquences à terme, et loin de « profiter » de cette catastrophe – comme certains tentent de le dénoncer afin d’éviter le débat – qui met à mal la troisième économie de la planète et ses 125 millions d’habitants, tout citoyen responsable est amené à s’interroger sur l’ampleur de ce drame pour essayer d’en tirer les leçons, au premier rang desquelles, le choix funeste d’une poignée d’individus voulant contraindre envers et contre tout la majorité des autres, à se soumettre à un modèle de société que ces derniers ne veulent pas.

    …/…  »
    http://oumma.com/Au-summum-de-l-imposture-le