La droite la plus vieille du monde

Paru dans Slate.fr | Publié dans Social - 12 mai 2011

Les propos de Laurent Wauquiez contre le RSA, appellent trois commentaires.

1. Sur la personne de M. Wauquiez

Il est, pour moi, a priori, un homme honorable, issu de la droite républicaine, ayant fait des études décentes, capable donc de comprendre le sens des mots qu’il emploie. Et pourtant, il vient de franchir, pour la deuxième fois en trois mois, la ligne jaune : après avoir eu des propos à connotation évidemment antisémite (involontaire, sembla-t-il alors aux esprits les plus indulgents) à propos de Dominique Strauss-Kahn, voilà qu’il récidive en traitant cette fois la pauvreté et l’assistanat de « cancer de la société ». Epouvantable. Et cette fois, il ne saurait prétendre, comme dans le cas précédent, à une mauvaise interprétation de ses propos ; il s’agit clairement d’une assimilation de tout soutien aux plus faibles à une maladie mortelle pouvant détruire la société. Dans les deux cas, il ne regagnerait mon estime, si tant est qu’elle lui importe, qu’en s’excusant de ces écarts de langage. S’il ne le fait pas, c’est qu’il les assume. Et il serait alors passé, pour moi, de l’autre côté du miroir.

2. Sur la critique de l’assistanat.

La droite a toujours eu du mal à accepter, par nature, qu’on prenne aux plus riches pour le bénéfice des plus démunis ; et en particulier elle a longtemps dénoncé tous les soutiens aux chômeurs, aux pauvres, aux malades, aux handicapés ; c’est-à-dire à tous ceux que les puissants rêvent depuis toujours de contraindre au travail pour le salaire le plus bas possible. On trouve d’ailleurs des propos identiques à ceux M. Wauquiez dans la bouche des dirigeants britanniques de la fin du 18ème siècle, quand apparut la première loi d’assistance aux plus pauvres (dite la loi de Speenhamland) ; jusqu’ à ce qu’ils réussissent, avec la loi de 1834, avec les mêmes arguments que M. Wauquiez, à renvoyer les pauvres au travail forcé dans les effroyables workhouses que Karl Marx, et bien d’autres, dénoncèrent ensuite.

3. Sur la réponse à la pauvreté et au chômage.

Il est triste de voir, une fois de plus, les démocrates, de gauche comme de droite, se contenter de s’indigner de cette remise en cause des acquis les plus fondamentaux de la République. En acceptant de débattre de la question de savoir si les allocations à ceux qui sont privés de travail sont suffisantes ou excessives, ils font ainsi le jeu de la droite extrême ; car celle-ci convaincra toujours les contribuables qu’ils paient trop d’impôts pour rémunérer ceux qu’elle dénonce comme des paresseux. Les démocrates devraient plutôt s’indigner de l’échec de nos sociétés, qui fabrique la pauvreté et le chômage et crée le besoin de telles allocations. Et ils devraient en priorité s’intéresser aux vrais moyens d’y échapper.

Le RSA n’est pas la solution à la pauvreté ; il correspond à une conception aussi archaïque que celle de ceux qui s’y opposent : à la droite cynique du 19ème siècle qui refuse toute assistance, le RSA oppose la droite caritative et hypocritement charitable du même 19ème siècle. La réponse du 20ème siècle était déjà autre : donner du travail à tous, par l’action de l’Etat. Devant le désir croissant de savoir, de dignité et de liberté, la réponse du 21ème siècle est d’aider les gens à se former pour évoluer dans leurs vies professionnelles, pour trouver un travail valorisant (la flexisécurité et le contrat d’évolution) ou pour créer une entreprise (la microfinance et le coaching). Toutes les expériences démontrent que faire confiance, et croire en la potentialité de chacun est la meilleure façon de se passer de l’assistanat.

Si on voulait bien déplacer le débat sur ces vrais terrains, on se rendrait compte que là est le véritable échec de la classe politique française : la droite en est restée à une vision compassionnelle de la pauvreté et n’a pas généralisé le contrat de transition professionnelle, qui constituait l’amorce d’une flexisécurité à la française (et que nous avions appelé « contrat d’évolution » dans le rapport de la commission que j’ai présidée) . Et la gauche ne parle même pas de flexisécurité et de création de microentreprise dans son programme (pire même : les rares qui en parle, dans les syndicats ouvriers, la nomme « sécurité sociale professionnelle », comme si le chômage était, pour eux aussi, une maladie).

Il est urgent, pour la classe politique, de comprendre le siècle qui commence, d’en évaluer les aspirations et les outils nouveaux, pour ne pas entrainer le pays dans des chemins sans issue. Pour ouvrir à un monde qui peut encore être un lieu d’épanouissement.

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Consulter les commentaires (14)

  • françois le 12 mai 2011

    Excellente vision de l’avenir de l’emploi, je regrette que vous n’en profitiez pas pour dénoncer les propos de ce Think Thank européen expliquant que l’immigration est nécessaire pour combler les postes que les français ne veulent pas. Exploit extraordinaire de cette phrase discriminante au possible car elle sous-entend que certains métiers sont inférieurs, que certains français sont trop fainéants pour les occuper et que seul les pauvres sous éduqués peuvent vouloir accepter d’y travailler…

    Autre remarque sur la flexi-sécurité et sur la création d’entreprise, cela demande une certaine culture du risque de plus en plus absente de nos sociétés sur sécurisées…

  • X le 12 mai 2011

    Ce sont les puissants qui sont les vrais assistés. En effet, quel travail fournissent-ils ? Mme Bettencourt a-t-elle déjà travaillé de sa vie ? Quant au autres aristocrates, ils font peut-être l’effort de suivre l’évolution de leur compte en banque, vautrés dans leur fauteuil.
    Et les mauvais politiques ne travaillent pas non plus, ils ne rendent même plus service à la société tellement ils sont préoccupés par eux-mêmes : ils travaillent à leur réélection comme on dit si bien.

  • Jean le 12 mai 2011

    Oui, la flexisécurité est la meilleure solution. Cela fonctionne très bien dans les pays du nord de l’Europe, parce qu’il y a une pression morale forte à retrouver au plus vite un emploi.
    Ce n’est pas la même chose dans le sud de l’Europe, dont la France fait malheureusement partie. L’allocation chômage ou le RMI sont considérés comme des droits, et cela ne choque personne que son voisin choisisse d’épuiser ses droits avant de rechercher activement un emploi. Les Français n’ont-ils pas d’une certaine façon le système qu’ils se donnent et méritent ?

  • duplan le 13 mai 2011

    tout a fait d’accord avec ce qui a été dit. dans « de la démocratie en amérique » Toqueville compare le developpement de deux états de part et d’autre du mississipi. l’un qui utilise des esclave et l’autre qui utilise des travailleur payé. L’etat avec les esclaves se developpe moins vite, et a des produits de mauvaise qualité. l’etat sans esclave permet par la rémunération ( et le contrat de travail) non seulement de se developper plus rapidement, mais aussi de créer une société plus riche. Le probleme n’est pas l’assistanat. c’est qu’on n’embauche plus, et que les salaire n’ont pas augmenté depuis longtemps. Le RSA, c’est le moindre pire. presque toutes les missions (non regaliennes) de l’etat sont à revoir.

  • J.M. Ghiot le 13 mai 2011

    La controverse concernant le RSA vient de ce qu’il est une allocation conditionnée par certains critères et attribuée à certains seulement, donc apparemment injuste, de sorte que cette prétendue inégalité devrait être compensée par un travail, toujours considéré comme le standard social (?!).
    L’alternative mal cernée est l’allocation universelle qui éviterait les pièges de l’inégalité car elle est attribuée à tout le monde, n’est pas soumise à condition, donc simple. Par son intégration dans l’assiette fiscale de tous les revenus, elle est juste. Je l’ai évoqué dans http://tinyurl.com/3nl7zs6

    Réponse de françois le

    Pas du tout d’accord avec vous, tout d’abord vous éludez le débat sur le rapport travail loisir.
    Cela va multiplier les cas, que je connais bien, de gens qui décident de vivre en intérim pour profiter de longues périodes de chômage car cherchant un optimum entre loisir et travail. Cet optimum est différent pour chacun votre allocation unique aura alors deux choix, offrir une somme trop faible pour vivre afin d’encourager au travail, entraîner un chômage volontaire important en offrant une rente, et je ne parle même pas des salariés désabusés par le système qui plafonneront leur revenu pour ne pas financer le système.
    Je ne parle pas non plus de l’encouragement au travail dissimulé plus rentable car non taxé, je n’aborderais pas la baisse mécanique du salaires par les entreprises qui profiteront de cette base minimum pour abaisser les salaires intermédiaires (baisse compensée par votre allocation).

    En ce qui concerne les frais de gestion rien ne dit qu’ils seraient plus faibles que le niveau optimale de gestion dont nous sommes encore loin en France.

    Niveau égalité cela signifierait qu’avoir ou pas des enfants, un logement, être handicapé, avoir été profession libérale ou pas etc… Vous seriez traité de la même façon, dans ce cas je choisi sans complexe le poste d’entrepreneur en excellente santé ayant revendu son entreprise..

    Enfin économiquement, sans prendre en compte les effets pervers sur l’emploi, la conception d’une économie tirée par la consommation est bien plus complexe dans un espace mondialisé, il est de plus en plus difficile, au vu de l’endettement des états occidentaux, de nier l’importance de la part productive.

    Je pense que monsieur Attali a parfaitement cerné le problème, si vous voulez que les gens travaillent il faut faciliter la mobilité, détaxer les ventes des domiciles principaux, assurer le paiement des frais de transport pour les célibataires géographiques, accorder des logements sociaux aux gens qui choisissent de bouger, offrir des priorités dans la recherche d’emploi au conjoint d’un célibataire géographique, donner à chaque citoyen un crédit de formation utilisable tout au cours de sa vie pourquoi un ouvrier soudeur motivé ne pourrait il pas entrer en fac de médecine s’il en a les capacités et ce même à 40 ans?
    Ensuite pour éviter les abus il faut prévoir des peines lourdes ou aggravées pour le travail dissimulés ou les gens qui cumulent activité criminelle et aides sociales.

  • X le 13 mai 2011

    Les assistés ce sont les riches, qui peuvent êtres assistés d’un ou plusieurs chauffeurs, de domestiques, d’avocats, de nounou, d’aide aux devoirs pour leurs enfants, de conseillers en communication, de coach sportifs, de prostituées, de comptables, de jardiniers.
    Seulement au moment de leur mort il n’y aura peut-être personne pour les aider à accomplir le grand voyage vers l’inconnue.
    Ils n’emporteront pas leur richesse dans la mort.

  • Peptine le 13 mai 2011

    « Il est urgent, pour la classe politique, de comprendre le siècle qui commence »
    Pourtant, le début de ce siècle a de plus en plus de points en communs avec le siècle précédent : crise financière, crise énergétique, inflation, révolutions populaires, guerres pour les ressources, montée en puissance des droites populistes dans les pays riches, désignation de boucs émissaires, manipulation de l’opinion par les propagandistes aux discours sécuritaires, etc.
    Les vieux démons ont été ressuscités par la droite dure et comme au début de ce siècle dans la jeune république de Weimar, la sociale démocratie semble bien désemparées et impuissantes à les combattre. A moins d’un sursaut citoyen en 2012, combien de morts et de désastres faudra-t-il cette fois à l’Europe pour les faire retourner dans leur boite ?
    Si Mélenchon, les socialistes et les écologistes ne sont pas capables de se rassembler autour d’un programme commun en 2012, sont-ils au moins prêts à assumer un nouveau désastre humain pour ce siècle ?

  • Cursoux Gérald le 14 mai 2011

    Dans une société « riche », il est normal (juste, bien, moral) de donner un minimum à ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas entrer dans le système de production. Le RMI de Rocard était une bonne réponse.
    On a résolu pour les plus démunis, les marginaux volontaires, et ceux qui sont « tombés en panne », ceux qui restenteront définitivement au bord de la route… le pb de l’habillement (Emmus par ex.) et de la nourriture (Retos du Coeur par ex.) ; ce que l’on ne sait pas faire c’est le logement.
    Que des programmes de formation soient largement répandus pour remettre dans le système la grande majorité, c’est aussi qque chose qui va de soi (c’est juste, bien, moral: c’est le RSA. Mais l’on sait que beaucoup ne réussiront pas à remonter dans le train, et que d’autres ne le veulent pas. Fichons leur la paix en leur donnant ce minimum pour vivre, sans rien exiger en échange. C’est un privilège de pays riche !
    Mais il faut travailler sur le pb du logement. Pourquoi pas des logements provisoires décents (Algéco, caravannes etc.) ? en recherchant ensuite les passerelles vers des HLM.
    JA a raison bien évidemment sur l’analyse politique. Le pb c’est que ces gans là ne sont pas un électorat visible… alors, on connait la suite. N’est pas Abbé Pierre qui veut !

  • Schlolldu le 14 mai 2011

    N Sarkozy a déjà commencé sa campagne, comme il avait terminé l’autre : monopoliser le discours, toujours lancer les thèmes à polémique avant les autres, pour rester maître du calendrier.

    Quitte à envoyer un pauvre gugus comme Vauquier se faire écharper sur la place publique à coup de remontrances (où là là, qu’il a dit des choses pas bien …).

    Et comme d’hab, tout le monde tombe dans le panneau (pas tout le monde, en fait). Et hop, les éditorialistes s’en vont de leur commentaire. Mais Monsieur Attali, ce qu’a dit Mr Vauquier n’a strictement aucun intérêt, c’est là « que pour faire le buz » comme on dit maintenant. Si ça se trouve il en pense pas un mot et on lui a dit ce qu’il fallait dire. Faut pas s’énerver comme ça.

    Aux US, Obama parle comptes santé, déficit et endettement, Education. C’est marrant, ici personne n’en parle, surtout pas notre gouvernement, d’ailleurs.

    A+

  • Tobias le 15 mai 2011

    je suis moi aussi séduit par la flexsécurité dans son principe mais sa mise en œuvre pose néanmoins quelques problèmes. Comme vous le souligniez, les « workhouse » anglaise se servait de travailleurs forcés à travailler. Sans faire d’analogie inutile, l’accompagnement professionnel fourni par les pouvoirs publics dans des pays scandinaves se traduit aussi par une forme d’obligation au travail ou à la formation. Je pense qu’il manque aussi un débat sur ce point. Cela se ramènerait-il a faire aussi un effort particulier sur l’orientation (qui est un détail très important puisqu’on pourrait l’assimiler à une étincelle dans la carrière d’un chômeur, qui allume une vocation professionnelle, voire artistique). Tobias

  • Cursoux Gérald le 15 mai 2011

    Tous derrière DSK. Piège, affabulation, ou autre… peu importe. Tous derrière DSK. Les américains ont fait d’un simple acte de séduction un délit, un crime parfois. Ca suffit ! Tous derrière DSK pour le sortir de là. La présidentielle ne devient qu’une affaire anexdotique : il faut sortir de là. Relisez Tom Wolfe « The bneur of the vanity ». On y est.

  • sébastien le 15 mai 2011

    Re-belote !!!

    Ainsi donc dans mon pays, les bénéficiaires du RMI/RSA sont à nouveau accusés, selon cet ambitieux jouvenceau qu’est le citoyen Wauquiez, d’être une belle bande de fainéants qui profitent scandaleusement d’un système encourageant l’assistanat au détriment de ceux qui font des efforts, travaillent et donc, forment une matrice nourricière injustement spoliée par les précédents, fardeaux insupportables de notre nation.

    Quel merveilleux et confortable paradigme conflictuel en ces temps de pré-campagne électoral… Je dirais que pour une droite sociale revendiquée, c’est le comble…

    Cela nous promet un débat de haute tenu et tout à fait susceptible de régler les problèmes de notre nation. J’en salive à l’avance tant tout ceci est à la mesure des enjeux…

    Assistanat donc…dont, soit dit en passant, je n’ai jamais ni compris la définition véritable, ni même le caractère péjoratif dont il est toujours empreint.
    Il m’a en effet toujours semblé, dans ma grande naïveté, que l’assistance, le fait de porter assistance à son prochain, puisque, sémantiquement, il doit s’agir un peu de cela tout de même, était une noble attitude, voir quasiment un devoir dans une république fraternelle.

    Revenu minimum également… dont à en croire le représentant de la droite sociale (je pouffe), il serait devenu une confortable rente (je re-pouffe) dont il faut absolument baisser le niveau, sous peine de voir se développer un parasitisme inacceptable au performance d’une France dont l’économie est percluse de tant de handicaps (charges sociales, prestations, aides diverses, assurance sociale, assurance maladie, impôts, taxes, et j’en passe) que la gauche a semé au travers des décennies précédentes…

    A ce sujet précisément, je m’interroge : comment se fait il que la réflexion nationale ne se fasse pas dans un sens inverse ?
    Je m’explique : plutôt que de se demander comment arrêter cette horde de profiteurs qui ont réussi, vraisemblablement, à grignoter et grignoter encore les subsides d’un état généreux avec ses parasites et finalement à cumuler sans travailler des revenus minimums comparables…au salaire minimum !!!…, ne pourrait on pas s’interroger sur la raison qui fait que le salaire minimum est devenu, à force d’absence de réévaluation en rapport avec un cout de la vie toujours plus exorbitant, équivalent au minimas sociaux…

    Car c’est cela le vrai problème, et cette affirmation est corroborée d’ailleurs par l’apparition de travailleurs pauvres dont certains dorment dehors — on se croirait parfois, toute proportion gardée mais tout chose égale par ailleurs, de retour au XIXème siècle !!!

    Je suis de ceux qui pensent, que contrairement au discours ambiant, le travail est scandaleusement dévalorisé et que la volonté affichée des politiques de droite de lui redonner sa soi-disant place comme pilier du système social n’est qu’un leurre, qui vise à écarter les braves gens de la triste réalité : nous sommes toujours dans un système ou le seul et unique pilier, c’est la propriété.
    Le travail, l’effort, le mérite, ne sont que des épouvantails agités par la classe possédante afin de créer une compétition entre ses larbins, qui ne sont jamais récompensés par autre chose qu’une chiche poignée de chique, de temps à autre, au gré de l’humeur et des jugements ô combien objectifs, de ceux qui sont les vrais rentiers.

    La question est toujours la même, 222 ans après la révolution française, de savoir qui finalement sont les parasites des autres…

    Ainsi, Laurent Wauquiez n’aura fait la preuve, par ses lumineux discours, que de l’insignifiance abyssale de sa pensée et du fait que, la droite, fusse-t-elle « sociale », en fin compte, c’est toujours la droite rance et vieille comme le monde.

    Jacques Attali, comme souvent, fait preuve de son stupéfiant esprit de synthèse et d’analyse en titrant son article de la sorte.

    En Attendant le dix de der, je le salue.

  • louis le 15 mai 2011

    Effectivement le vrai scandale et le vrai débat est le fait que notre société fabrique la pauvreté et le chômage. L’assistance est d’abord et avant tout LA SOLIDARITE. Un gros mot qu’on devrait remettre au gout du jour.

    Je suis malade et sans ressources. Tu me soutiens charge à moi de rendre la pareil à un autre inconnu qui aura besoin de mon soutien quand j’en aurai la possibilité. C’est aussi simple que cela.

    Le mot contribution bien préférable au terme impôt traduit bien cette approche. je contribue en fonction de mes possibilités.