Gagner la paix

Paru dans L'Express | Publié dans Géopolitique - 20 mars 2011

Quelques dirigeants, dont ceux de la France, se sont embarqués la fleur au fusil dans un conflit incertain contre le dictateur fou de Lybie, sans répondre à trois questions qui auraient méritées d’être discutées publiquement avec l’opinion, et au moins avec le Parlement, avant que le premier missile ne soit tiré par un avion français :

1.    Est-on prêt à mener une éventuelle deuxième phase de la guerre, qui serait terrestre ? On peut certes espérer que le régime s’effondre sous le seul effet d’une sidération par un tapis de bombes. Mais l’expérience montre que ce n’est pas toujours le cas. Dans ce cas, que fait on ? On continue à bombarder, au risque de massacrer une population utilisée comme bouclier humain et de retourner les opinions publiques arabes contre un Occident présenté comme envahisseur, comme le montre la première dérobade de la Ligue Arabe ? On envoie des troupes occuper les villes et mener des combats de rue ? Les deux sont autorisées par la résolution 1973 des Nations Unies, sans qu’aucun des Parlements concernés n’aient été appelé à donner accord.

2.    Est-on prêt à s’occuper de la paix ? L’Histoire nous apprend qu’une guerre n’est vraiment gagnée que si la paix est préparée pendant la guerre. Ce ne fut pas le cas pendant la Première Guerre Mondiale. Ce fut à peu prés le cas pendant la seconde. Pas du tout pendant la guerre au Vietnam, ni pendant celles, plus récentes, menées en Afghanistan et en Irak. Avec les conséquences désastreuses que l’on sait. Et là, a-t-on une idée de ce que deviendra la Libye après ? Un Etat unifié ? Une fédération ? Verra-t-on la Cyrénaïque devenir indépendante et ne conservant son indépendance que grâce à la présence de troupes occidentales ? Et même si le dictateur est chassé du pouvoir, les pays libérateurs auront-ils les moyens de reconstruire ce pays ? C’est difficile à croire quand on voit la façon dont ces mêmes pays n’aident qu’à peine l’Egypte et la Tunisie. Ironiquement, d’ailleurs, les trois pays les plus en pointe dans la bataille aérienne contre Kadhafi (la France, la Grande Bretagne et les Etats-Unis) sont économiquement ruinés, avec des taux record de chômage. A supposer même qu’ils aient les moyens de gagner la guerre, ils n’auront jamais les moyens de gagner la paix. Alors que les pays les plus riches (la Russie, la Chine, l’Allemagne, l’Arabie Saoudite), se tiennent sagement planqués. Cela ne peut conduire qu’à un discrédit de plus du dollar et de l’euro, et plus largement de l’occident tout entier et des valeurs qu’il défend, au nom desquels les pays se sont libérés

3.    Pourquoi s’attaquer à cet épouvantable dictateur, qui massacre sa population et pas à trois autres, qui en font autant exactement au même moment, a Sanaa, Manama et Abidjan ? Qui d’ailleurs connait les noms de Hamad ben Issa Al-Khalifa, roi de Bahreïn, et de Ali Abdallah Saleh, président du Yémen, tout aussi criminels aujourd’hui que le sont aujourd’hui Kadhafi ou Gbagbo. Pourquoi l’un est il dénoncé par tous les médias et pas les trois autres ? Parce qu’on pense que Kadhafi peut être délogé sans dommage collatéral, ce qui n’est d’ailleurs pas établi.

On ne joue bien aux échecs que si on prévoit plusieurs coups d’avance, ce qui ne semble pas la qualité principale de ceux qui ont déclenché ce conflit.

Décidemment, Clémenceau avait raison de dire que la guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires. Sans doute ne faut-il pas la laisser non plus à des diplomates.

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  • Cursoux Gérald le 20 mars 2011

    Triple A. Je signe des deux mains.

  • Josep M. Jarque le 20 mars 2011

    Em sembla un plantejament molt realista. Molt bé!

  • Hoffelinck Eric le 20 mars 2011

    Les 3 questions sont importantes. Elles doivent être posées. Bien d’autres aussi d’ailleurs.
    Mais devait-on pour autant en débattre et y répondre publiquement avant d’agir ?
    Je ne peux pas croire que nos dirigeants n’aient pas un peu pensé aux réponses à donner. Mais réclamer un débat et des décisions préalables me parait de nature à justifier l’inaction, tandis que des gens meurent.

  • Felixlechat le 21 mars 2011

    Monsieur Attali, bravo, totalement d’accord avec vous. Il serait temps que, pour se prémunir, l’on nomme des collèges de psychiatres faisant passer des tests de santé mentale aux candidats aux plus hautes fonctions. Et qu’on réforme nos pays où l’on se demande ce que les populations ont réellement à dire sur le nucléaire, sur la politique de défense, sur l’immigration. Les pays arabes, à qui l’on achète du pétrole et vend des armes n’ont-ils pas les moyens de financer et d’organiser eux-mêmes le problème libyen, faut-il que nous soyons de toutes les guerres ?

    Un professeur d’académie militaire déclarait sérieusement: « D’un autre côté, en détruisant le régime dictatorial libyen, « on a quelque chose de plus ouvert dans nos relations avec le monde musulman, et une occasion comme celle-là, il ne faut pas la rater ». Dixit André Dumoulin (19.3.2011).

    Un lieutenant-colonel colonel déclare récemment ailleurs: « Il suffit à Kadhafi d’être patient, de mener sa guerre de l’information, d’exploiter les frappes pour consolider son pouvoir, et ainsi d’user la résolution comme la patience des capitales occidentales. »

    Le 20.3.11, première faille, le président égyptien critique la manière dont se déroulent les raids aériens en Libye.

    Réponse de tuseki le

    Mr Attali est un homme brillant c’est certain, mais est-il encore brillant quand il reclame un gouvernement mondial. (voyez sur youtube) C’est quoi ça? Qui va gouverner le monde? Le plus petit? Le plus grand?
    C’est pas bizarre toutes ces révoltes qui tout à coup éclatent dans les pays du magrheb? (Le mot démocratie n’existe pas dans les théocraties)
    Pourquoi n’est-on pas aller au secours du peuple birman? Des utu et tutsi?
    Violences dans les cités et on fait le gendarme en Lybie.

  • Laogorus le 21 mars 2011

    Oui en effet le gouvernement français aurait dû y réfléchir à deux fois et même peut-être trois pour faire bonne mesure.

    Il aurait été très possible de calmer le jeu social en organisant (le temps de réfléchir aux conséquences développées par Jacques) une résistance tacite et non violente du peuple lybien. Quoique souvent il faille encore avoir recours à un autre leader … Ce qui dépend aussi de l’assentiment de beaucoup de personnes instruites … Aujourd’hui un peuple seul et en colère ne peut que se faire massacrer par les armées des tyrans.

    Mais c’était sans compter avec notre nouvel ancien Premier ministre de la Défense ! Va-t-en-guerre et très imbu de lui-même, il sait ce qu’il faut faire! Bref c’est un autre leader qui ne demande qu’à vaincre ! Donc il a décidé d’aller bouter hors de son pays le vilain colonel, histoire de prendre une longueur d’avance sur ses possibles adversaires aux prochaines élections.

    Car il l’a bien proclamé lors de son retour aux affaires : je ferais tout mon possible pour empêcher la Gauche de revenir au pouvoir. On peut lui faire confiance pour retourner droit dans le mur!
    _________________

  • Cursoux Gérald le 21 mars 2011

    Faut-il rappeler que lorsque Reagan est allé bombarder Kadhafi en 1986, F. Mitterrand n’a pas ouvert l’espace aérien français aux F111. Si nous nous étions associés à l’époque à cette frappe aérienne chirurgicale, dont l’objectif était de tuer Kadahfi, acteur majeur du terrorisme, nous n’en serions pas là aujourd’hui ! L’histoire est faite d’erreurs, de mauvaises décisions, de retards malheureux, etc… qu’il faut un jour payer.
    Quel sera le prix de l’aventure en cours ? Cela ouvre-t-il aux israéliens une fenêtre de tir pour attaquer l’Iran ? Et en Afrique que fait-on de Mugabé, de Gaghbo et de qques autres ? Qui va libérer les Coréens du Nord ? Les Kim sont encore plus fous que Kadhafi ! J’oubliais la Birmanie : on y va ? Et le Tibet ? La Chine aussi…
    Il n’y a pas d’autre règle que de laisser chaque nation s’organiser, de faire et défaire elle-même ses princes, ses révolutions etc., et de ne pas intervenir de l’extérieur, même pour des raisons humanitaires.
    Mitterrand faisait en 1986 de la politique… sur les principes il avait raison, mais l’histoire lui donne aujourd’hui tord car il fallait y aller.

    Réponse de Laogorus le

    Ma question en filigrane dans mon texte précédent et que tu induis directement Gérald, concerne l’utilité des services secrets (français et internationaux). Vraiment à quoi servent-ils ou plus exactement devraient-ils servir, sinon justement à préparer les coups durs ?

    Je suis de ton avis pour laisser les peuples faire leur propre révolution dans leur pays. Mais ce n’est pas si simple lorsque les clients de ce peuple souverain craignent pour leurs livraisons. Et naturellement ils aident l’arabe du coin de la rue lorsque celui-ci est malade. Voilà, c’était pour l’explication grand public.

    Mais la triste véritable raison de toute cette gabegie reste le commerce des armes! Il faut bien une petite guerre de temps en temps pour renouveller les stocks et épater le public ravis de constater les performances techniques de « ses » armées. Les victimes ? C’est d’un banal! Les services secrets peuvent tranquillement continuer d’écouter les journalistes en sirotant leur cocktails sophistiqués.

  • Julien le 21 mars 2011

    Juste remarque que celle qui concerne l’état des économies et des finances. C’est une question qui mérite un débat. Ces actes correspondent-ils à une générosité dans l’ouverture ? Ou bien sont-ils le reflet d’une amertume croissante ?

  • ML le 21 mars 2011

    La démocratie qu’appelent aujourd’hui de leurs voeux les peuples qui luttent aujourd’hui pour être libérés de ces dictateurs, nous la vivons, nous Français, à travers les actes posés par les représentants de nos institutions. Nous sommes indirectement engagés par la décision d’intervention en Lybie, parce que nous avons ou voté selon les règles de la démocratie et que M. Sarkozy a été élu pour représenter la France et tous les Français au plan international. Outre les intérêts économiques sous-jacents, c’est ce modèle dont nous sommes si fiers malgré ses imperfections dont nous sommes aujourd’hui à la fois victime et défenseur en Lybie. Aussi, sauf à proposer un nouveau modèle de fonctionnement sociétal ou a voter pour des dirigeants vraiment valables (mais comment les reconnaitre?), nous sommes condamnés à subir les conséquences des actes posés par ceux que nous avons élus et ceux qu’ils ont désignés ou choisis pour appliquer les décisions politiques qu’ils prennent. Et ça, même 10 coups d’avance n’y changeront rien…

    Réponse de françois le

    Donc tout d’abord je tiens à rectifier une erreur : « Clemenceau » pas d’accent, ce sera une manière de vérifier si les commentaires sont lus ;) )

    Personnellement je prends en considération un élément que je considère comme fondamental :
    Qu’est ce qui a provoqué ce revirement de dirigeants qui déclaraient ne pas vouloir intervenir il y a encore deux semaines?

    Si on prend en considération l’engagement franco-britannique, l’intérêt réduit des autres pays de la coalition et la mise en retrait des USA, pouvons nous considérer que cette intervention est plus pragmatique qu’humanitaire?

    Finalement la décision d’intervention a suivi directement la visite des membres de la rébellion à l’Elysée.
    Si on regarde les opérations : les USA ont apporté leurs moyens pour réduire à néant les défenses antiaérienne de Kadhafi (missiles de croisière), avant de réduire leur engagement. L’Italie qui a de gros intérêts dans ce pays semble un peu échaudée.
    Quand au gouvernement britannique son côté pragmatique semble mal se concilier avec une intervention humanitaire.

    Tel que je vois les choses, les rebelles saisis à la gorge ont pris des engagements vis à vis de la France en cas d’appui militaire. Celle-ci a alors négocié l’intervention avec la Grande Bretagne, partenaire privilégié et incontournable depuis les accords de défense passés il y quelques mois.
    Après négociation, et en tenant compte de l’engagement franco-britannique en Afghanistan, les USA ont accepté de fournir un appui dans la destruction des défenses antiaériennes avant de nous laisser la place.

    L’équation est donc celle-ci, on offre un appui aux rebelles ce qui peut déboucher sur les situations suivantes :
    -Victoire de ceux-ci : crédible si on considère ce qui s’est passé au Kurdistan irakien, et le pétrole coule à flot
    -Indépendance de la Cyrénaïque et le pétrole coule à flot
    -Défaite, un Kadhafi affaibli, tout en gardant une chance que le pétrole coule, comme dans le cadre de l’accord « pétrole contre nourriture » avec l’Irak.

    C’est une analyse possible de la situation à laquelle il faut sans doute rajouter un paramètre, la possibilité de voir notre président redorer un peu son blason…

    Je vous prie d’excuser ce pessimisme mais je suis un fervent admirateur de Hobbes et de Machiavel…

    Réponse de FLeC le

    Que l’on commence par faire passer des tests psy à tous ces prétentieux aspirants à diriger un pays en notre nom. C’est du concret ! Ca écarterait les plus dangereux.

  • laurence le 22 mars 2011

    M.Attali pense-t-il que nous nous acheminons vers une troisième guerre mondiale? ( je pense à son livre « brève histoire de l’avenir »).

    Réponse de Schlolldu le

    Okay

    On réfléchit, on réfléchit. Beaucoup beaucoup, surtout avec les pays (tien tiens, l’Allemagne, la Russie, l’Italie) qui ont les pieds et mais liées avec ce guignol sanguinaire de Khadafi. Et puis on ne fait rien, ou alors comme d’habitude on fait semblant, en espérant sous la table récupérer un peu plus de gaz et de pétrole pas cher. Et là, quelques dizaines de milliers de morts suivants, quelques villes rasées après, on voit les moralisateurs arriver dans leur blog : oh là là, la décrépitude de l’Europe, même pas capable de faire quelque chose pour aider les peuples, décrépitude des forces armées etc etc….

    Il faudrait savoir, non ?

  • PatriciaF le 22 mars 2011

    Je suis sure que plusieurs personnes ne comprennent pas que l’on puisse tolérer un dictateur pendant plusieurs années jusqu’à le recevoir en grande pompe. Puis un beau jour, on le désigne comme le pire et infréquentable dictateur.

    Effectivement comme beaucoup le pensent, l’occident manque à ses principes fondamentaux qui sont de promouvoir la justice, la liberté, le respect des autres nations, des peuples, etc.

    Sous prétexte de la présence d’un dictateur tel que Khadafi, on croit que l’opinion publique est suffisamment mauvaise pour commettre n’importe quoi.

    Les bombardements auraient dû être voté au 3/5 du parlement français. On ne peut impliquer tous les français sur la seule décision d’un président français qui a besoin de redorer son blason juste avant des locations locales afin de relever son parti d’origine.

    Croire que Khadafi est un homme peu intelligent, c’est se mettre le doigt dans l’oeil. Il est notre Ben Laden et non un vulgaire Sadam Hussein. Malheureusement, on risque beaucoup !

    En fait le plus simple aurait été de ne plus permettre à Khadafi de vendre son pétrole. Un embargo comme pour Cuba. Mais on comprend bien que l’occident a besoin du pétrole libyen…

  • Botton le 22 mars 2011

    Bravo et merci Monsieur Attali pour ces paroles réfléchies et intelligentes sur l’engagement précipitée de la France dans le carnage en Libye.

    Permettez-moi d’ajouter que l’histoire nous apprend que si un pays s’arme à outrance (ce qui est actuellement le cas des USA car 40% du PIB va aux armements) ce n’est pas pour imposer la paix au monde. Qu’on se détrompe. Si un pays s’arme à ce point, c’est pour chercher des prétextes et des provocations pour imposer la guerre aux autres (en dehors de son propre territoire de préférence) !

    C’est pourquoi nous devons être extrêmement vigilants et ne pas nous laisser entraîner dans les guerres orchestrées par des lobbies militaires (ou complexe militaro-industriel).

    Veuillez agréer mes respects

    Barbara Botton

  • Libre le 24 mars 2011

    LA DEFENSE DES INNOCENTS N’ATTENDAIT PAS

    Et pendant ce temps-là, les civils auraient continué d’être massacrés et Jacques Attali aurait fait un superbe article sur l’impuissance de l’Europe, sur un nouveau Srebenica, un nouveau Guernica, plaidé pour une police mondiale et un grand concept pour la paix mirifique dans cent mille ans !

    Quant à l’argument des autres conflits pour lesquels on n’a rien fait encore, il ne vaut pas grand chose : on soutient les Libyens civils dans leur combat pour la liberté, c’est déjà un encouragement pour les autres et si on ne devait rien faire parce qu’on ne peut pas tout faire, on ne ferait pas grand chose. La France est noble dans ce mouvement historique ! Bernard-Henry Lévy ne s’est pas contenté d’articles, il a su en appeler au drapeau français : Bravo !

    Réponse de Botton le

    A bas les intellectuels qui appellent à la guerre !

    Votre commentaire anonyme (et pour cause) témoigne d’une myopie parfaite des évènements mondiaux.

    Encore une fois mettez vous cela bien dans la tête : le pays qui s’arme à outrance (USA : 40% du PIB va aux armements) n’imposera jamais la paix au monde. Au contraire, il cherchera des prétextes et des provocations les justifiant par des belles paroles « jokers » (démocratie, liberté des peuples etc)

    Iraq aujourd’hui c’est : la famine, meurtres et attentats, chômage, des sans abris, prostitutions, viols, 1.000.000 sacs pleins de cadavres. (WikiLeaks revealed last october, the US government covered up the violent killings of more than 15.000 Iraqi civilians – killings that weren’t reported by any Western paper which amounted to roughly 10 per cent of IBC’s official count at the time).

    Savez-vous que la troisième guerre (dans les intérêts des lobbies militaires américains) peut commencer par une provocation orchestrée ? et que les évènements peuvent échapper à tout contrôle puis c’est l’escalade et l’hécatombe.

    L’acte de guerre appelé par la France est une ingérence dans les affaires internes d’un pays souverain et politiquement divisé (deux tribus luttent pour le pouvoir)

    Votre raisonnement justifie toute guerre et tout dépend de quel côté on se place. Pourquoi Libye et pourquoi pas Rwanda ?

    On ne combat pas le mal par le plus grand mal. On ne tue pas parce que les autres tuent.
    En Libye, ce sont des bombardements aveugles qui tuent les civils.

    Nous devons craindre l’époque où les intellectuels appellent à la guerre.
    A bas les intellectuels qui appellent à la guerre !

    Barbara Botton

    Réponse de françois le

    Pourriez vous donner des références sur vos informations, par exemple les 40% du PIB US en armement? Je suis assez curieux?

  • Cursoux Gérald le 26 mars 2011

    La Lybie sortira de cette crise de pouvoir avec sans doute beaucoup moins de dommages que la Côte d’Ivoire du sien. Or nous sommes plus concernés par ce qui se passe en Côte d’Ivoire qu’en Lybie, ne serait-ce qu’eu égard au nombre d’expats qu’il y a dans ce pays, au nombre de couples mixtes et par une longue histoire commune dont on ne peut faire litière.
    Gaghbo, l’ami de jeu de l’inénarrable Jak Lang, le socialiste de coeur, le compagnon de route du PS… est un vrai con. C’est aussi un assassin… Mais ça au PS on ne le dit pas ! On ne cafte pas sur ses anfants.

  • over_therainbow le 27 mars 2011

    « Et même si le dictateur est chassé du pouvoir, les pays libérateurs auront-ils les moyens de reconstruire ce pays ? C’est difficile à croire »

    Ni les moyens, ni la volonté de reconstruire, du moins pas dans le sens où l’entend le citoyen beta souffrant lui même de carences dans tous les domaines. Depuis quand les pays libérateurs, protecteurs ont agi pour la paix ? jamais et les anciens en savent quelque chose.
    Même les gouvernements de ces pays aujourd’hui en rogne ont éduqué leurs enfants dans le seul but de les dominer, alors les autres…

    Réponse de françois le

    Japon, Allemagne…

  • serge le 28 mars 2011

    Je suis d’accord avec Monsieur Attali.
    Il existe beaucoup de peuples assoiffés de liberté au monde, mais on ne voit l’intervention de la pseu communauté internationale.

    Chose curieuse, elle aime le faire dans les pays où il y a le pétrole. Certainement l’Iraq leur était profitable, pour ensuite en à la libie?

    Les grandes démocarties qui devaient servir d’exemple aux dictatures ont la main vite à la gachette.